Paroisse Protestante de Quaregnon

Histoire

Christelijk Volksblad - 7 décembre 1957

Chronique du président30 ans après.... 



Au coeur du Borinage se trouve la commune de Quaregnon.

Lorsque les mineurs se mettent en grève, et que la région s'agite et que la gendarmerie doit intervenir, c'est alors à Quaregnon, aux environs de Monsville, que l'on démolit les rues et que la résistance est la plus violente.  Et cependant, j'ai dû travailler trois ans parmi ces mineurs et mon expérience est que nulle part en Belgique je n'ai rencontré de membres plus ouverts, plus cordiaux, plus sympathiques.  Ils ont des dispositions musicales.  Que peuvent-ils chanter ?  C'est leste et animé et cela n'a rien du bruit agité et haletant que, dans nos églises flamandes, actuellement on essaie de mener.  Il n'y a souvent rien de plus lugubre à entendre, pour quelqu'un du dehors, que le soi-disant chant d'une communauté protestante. 

Beaucoup de communautés du Borinage se sont exercées pour chanter ensemble, en mesure et convenablement, les psaumes et cantiques.


A Quaregnon, on a, pour le moment, l'habitude de présenter l'offrande à l'entrée de la maison de prière, déjà dans le portail d'entrée, ce que l'on a décidé dans son coeur d'apporter à Dieu.  Ainsi, pendant le service disparaît le moment où chacun est amer ou critique, regardant vers la bourse des diacres collectants.  Au lieu de cela, on chante un cantique de louange et de remerciement.  Dieu aime toujours le donneur joyeux.  Oui, toutes les transformations de la liturgie ne sont pas de bonnes transformations, au contraire.  Dans nos recueils se trouvent des chants suffisamment joyeux et animés qui pourraient être chantés pendant la collecte.  Pourquoi l'orgue seul peut-il se laisser entendre, et non les donateurs joyeux ?

La joie s'extériorise de préférence dans le chant.


Une amélioration du chant d'église est absolument nécessaire, car on peut se passer du glapissement pieux.  Qui a prêché à Quaregnon n'oublie pas si facilement cette communauté chantante.  J'ai rencontré beaucoup de connaissances que je ne reconnaissais plus.  Le 27 novembre 1927, j'ai été installé dans le ministère dans ce temple et cela m'a fait du bien, trente ans après, de pouvoir séjourner quelques heures dans cette communauté.  Entre-temps, les enfants d'alors sont devenus des hommes dans la force de l'âge et les combattants animés de jadis sont maintenant des vieillards.  Beaucoup sont partis, car la plupart des mineurs meurent jeunes.

Ce fut magnifique de pouvoir rencontrer les uns et les autres et de me rendre compte que d'un côté comme de l'autre nous sommes restés fidèles en suivant notre maître JésusChrist.  Quelqu'un m'a dit: "Vous viendrez pour conduire mon enterrement ?  Vous n'avez besoin que de dire que j'ai conservé la foi."

Empêché par de l'épais brouillard, je n'ai pu faire que quelques visites et j'ai promis de revenir une autre fois, pour pouvoir parler avec plus de personnes.


                                        Edouard Pichal

                                        (Pasteur à Quaregnon de 1925 à 1928.)

30 ans après

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