Histoire

Communauté de Quaregnon 1871 - 1877

1871

Jean Edouard DEMER, né à Liège le 9 janvier 1839, instituteur évangéliste à Frameries, est appelé par une famille de Quaregnon qui souhaite organiser une réunion.  

Il sera le fondateur de la communauté protestante actuelle.


En 1837, il répond à l'appel du Comité de la Société Evangélique Belge  et commence son ministère à La Bouverie.

En collaboration avec les trois pasteurs de la région, il assure cultes et réunions à Dour, Mons, Pâturages, La Bouverie, Eugies, Maubeuge, Cuesmes et Quaregnon où des réunions d'évangélisation se tiennent chez Monsieur et Madame Grégoire Baillot, à la rue de Monsville entre 1865 et 1870.


Un rapport daté du 31 décembre 1872 adressé au secrétaire général de l'Eglise Chrétienne Missionnaire Belge fait mention de la création d'une commission administrative chargée de gérer les intérêts de l'Eglise Chrétienne Evangélique de Quaregnon.

Monsieur Demer quitte Quaregnon en 1877 pour Mont-sur-Marchienne.


1874

Monsieur Pierre Julien SERIE, prêtre jésuite devenu pasteur, conducteur de la communauté de Frameries, vient prêcher à Quaregnon et le poste de Quaregnon devient annexe de Frameries.


1877

Quaregnon devient station et peut faire appel officiellement à un premier pasteur.


20 AVRIL 1877

Eugène Auguste PERREGAUX arrive à Quaregnon.

Né le 26 août 1819 en Suisse à Boudevilliers, dans le canton de Neuchâtel, il est docteur en théologie et diplômé de l'Ecole de théologie de l'Oratoire à Genève.

Après un passage à Jumet, il exerce un ministère très riche à Quaregnon (plus de 300 prédications et méditations par an).  Le presbytère où il habite est situé rue de l'Epinette 23, Champs à Cailloux.  En septembre 1877, il crée l'Ecole du Dimanche "au Flénu".  Il prêche à Jemappes, Flénu, Wasmuël, Hornu, Bois de Boussu, Wasmes.  Il est courant que le pasteur célèbre le même jour plusieurs cultes avec Sainte Cène, toutes les "courses" s'effectuant à pied.


... l'oeuvre de Wasmuël fut toujours liée à celle de Quaregnon et des réunions s'y tenaient chez Madame Deroubaix, loueuse de chaises et chez un cordonnier qui fut arrêté en 1888 parce que certains de ses clients appartenaient à la bande "patraque".  Un article du journal "Le Patriote" profite de l'occasion pour médire de la "nouvelle religion" ...


Le 15 août 1879 est fondée l'Union Chrétienne des Jeunes Gens; en 1882, l'Union Chrétienne des Jeunes Filles.

En mars 1882, pour la première fois, les chants sont accompagnés à l'harmonium, don de la paroisse de La Bouverie.


"Que Dieu veuille faire servir à l'avènement de son règne ce nouveau moyen d'attraction à notre culte, qu'il le fasse servir aussi à l'amélioration du chant parmi nous et comme conséquence l'édification du troupeau."


Le premier sapin est illuminé dans le temple à l'occasion de la fête de Noël 1883.

Les difficultés rencontrées par le pasteur Perregaux sont liées aux conditions difficiles de la vie ouvrière du 19e siècle : la pauvreté, le manque de culture, l'alcoolisme, les accidents du travail, les conflits sociaux, les épidémies, l'opposition très vive de l'Eglise Catholique ...

Clémentine Méroz, épouse du pasteur Perregaux, est  accusée par la population d'être ministre du diable ... sa fille aînée Mathilde, préceptrice de Mademoiselle Gain, est renvoyée pour avoir fait profession de foi devant l'enfant ...

Mademoiselle Gain lit sa Bible et la cache soigneusement aux yeux de sa mère par crainte qu'elle ne lui soit enlevée (elle deviendra paroissienne et son mariage sera béni par le pasteur ...).


Signe des temps difficiles, certains jeunes gens choisissent de s'enrôler dans l'armée afin de ne plus être à la charge de leurs parents.  Le pasteur transmet alors leurs adresses au comité qui s'occupe à l'époque des soldats protestants sous les drapeaux afin qu'ils soient visités et aidés.

Dès 1888, la communauté protestante de Quaregnon se développant de plus en plus, le pasteur entreprend auprès du Synode les démarches pour la transformation de Quaregnon en Eglise.  Il n'aura pas la joie de voir aboutir son projet.

Durant son ministère, le pasteur Perregaux  doit supporter de lourdes épreuves familiales, la disparition de sa soeur, collaboratrice et ardente chrétienne, la mort de ses deux fils, Théodore et Oswald, étudiants en théologie, noyés un jour de tempête dans le lac Léman.

Depuis plusieurs années, sa santé décline et le premier janvier 1892, usé à la tâche, il s'éteint au sein de sa paroisse.

Son ministère a duré quatorze ans.

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