Histoire

L'éducation chrétienne de la jeunesse avait une grande importance auprès de nos anciens en la foi.

Ecole du Dimanche (subdivisée par quartier !) et Ecole Missionnaire existaient depuis longtemps et des documents probants datant de 1883, 1884, 1885 ... en soulignent la vitalité (plusieurs centaines d'enfants ... à l'époque où les familles étaient nombreuses).  "Elever nos enfants dans la foi chrétienne"; selon cette définition, le but de l'Ecole du Dimanche est d'affermir les leçons et les impressions reçues au foyer domestique et de remplacer au besoin une éducation religieuse absente.

L'Ecole du Dimanche ne porte pas seulement cette appellation parce que le dimanche est le jour qui lui est assigné, mais aussi parce que la sainteté du dimanche, ce qui en fait le caractère spécifique, ... la bénédiction et la vertu, doivent se retrouver dans cette institution.

L'Ecole du Dimanche est un culte autant qu'une école : prier avec les enfants est tout aussi essentiel que de les instruire.

Les attirer auprès du Seigneur, les initier au privilège et à la joie de l'adoration, les mettre en contact avec Celui qui veut remplir leur coeur de sa présence, voilà sans doute un des premiers attributs de l'Ecole du Dimanche.


L'Ecole du Dimanche de Quaregnon a toujours eu à son service des moniteurs et monitrices dévoués.  La relève n'a jamais manqué (au niveau des directeurs, par exemple, Fernand Lessenne, Victor Demaude, Charles Bury fils ... et au niveau des moniteurs Fernand Dupas, Gaston Rousseau ...). 


Mais j'arrête mes citations de peur d'oublier trop de monde.  Je soulignerai toutefois les ministères particulièrement longs de Calvis Delaunois et de Maurice Cornez.  Tous, ils ont beaucoup donné, mais aussi beaucoup reçu.  Aux moniteurs d'aujourd'hui, je dirai bon courage.  C'est un bon combat que vous avez choisi.

Et à l'Eglise j'ajouterai : "Recevez-les dans le Seigneur avec une joie entière et honorez de tels hommes et femmes" (Phil. 2/19).


En ce temps-là ...

On chantait beaucoup.  On connaissait presque tous les cantiques du recueil des Ecoles du Dimanche de France.  Nous étions nombreux, certainement plus de septante.  Il est vrai que c'était la période de guerre et qu'il n'y avait pas tous ces attraits extérieurs.

L'enseignement de la Bible se divisait en 100 leçons, 50 pour l'Ancien Testament et 50 pour le Nouveau Testament.

En trois ans, nous avions parcouru une bonne partie de la Bible.  Et cela se répétait de trois en trois ans, mais comme on changeait de groupe avec l'âge, les leçons pouvaient être différentes.

Avec le pasteur Philippe Vernier, il n'était pas rare de recevoir des visiteurs.  Il y aurait long à raconter sur toutes les visites reçues.  J'en citerai seulement une : celle du secrétaire particulier de MARTIN LUTHER KING.  Pendant plus d'une heure, il a enchanté nos oreilles et notre coeur, non seulement par son message de paix, mais aussi par les negro spirituals qu'il interprétait magnifiquement.


Propos recueillis auprès d'Hector Mathieu, ancien directeur de notre Ecole du Dimanche.

Une éducation chrétienne active : un témoignage

Un Noël ancien de l'Ecole du Dimanche à Quaregnon

Pendant les quelques semaines qui précédaient Noël, on abandonnait le rythme des leçons.

Pas de technique moderne, les moniteurs faisaient mettre les enfants en rang d'oignons et chacun à son tour récitait le verset qui lui était échu, puis, tous ils chantaient quelques cantiques de Noël qu'ils avaient appris.  Ensuite, venait l'attente du conte de Noël, présenté par Monsieur Vernier.

Et, bonheur suprême, pendant ce temps, Léonard Demoulin et Alfred Faure allumaient toutes les bougies plantées dans le sapin de Noël, à l'aide de petites "épingles à boules" offertes par la "Dentellière".

Les yeux brillaient, des oh ! d'admiration sortaient des bouches.  Ensuite les enfants recevaient un livret de contes de Noël.  C'était naïf, mais c'était la fête de l'Ecole du Dimanche ...

Plus tard, le simple récit de Noël fut remplacé par un mystère de Noël, avec Joseph, Marie, les immuables bergers, les rois mages et ... l'ange, rôle tenu d'abord par Edith, puis par Louisianne ... "Je vous annonce une bonne nouvelle ..."

Noté par la rédaction



SEPTEMBRE 1874 (M. DEMER)

    Première mention d'une Ecole du Dimanche.


SEPTEMBRE 1877 (M. PERREGAUX)

    L'Ecole du Dimanche a lieu de 17 à 18 h, avant le culte du soir.  Des enfants catholiques     sont attirés par le chant de cantiques que la fille du pasteur apprend aux enfants.

    Les prêtres, par le biais des instituteurs et institutrices, préviennent les enfants qu'ils     commettent un péché mortel s'ils lisent les traités distribués à l'Ecole du Dimanche.


1878

    Seize à vingt élèves à l'Ecole du Dimanche et au cours de solfège animé par l'épouse du     pasteur.


1880

    Ouverture "au Flénu" d'une deuxième Ecole du Dimanche.


1881

    Trente élèves "au Flénu" et vingt-cinq à la chapelle.


PRINTEMPS 1884

    Introduction du système des groupes par âges et préparation systématique des     moniteurs.


DECEMBRE 1886

    Beaucoup d'enfants tant protestants que catholiques, attirés par l'arbre de Noël lors de     la fête de Noël, en présence du commissaire de police, pour le maintien de l'ordre, car la     présence des notables est soulignée et de même la présence d'une foule jusque sur "le     chemin de fer".


NOVEMBRE 1887

    Première mention d'une "instruction religieuse" pour des jeunes de 18 à 19 ans.      Quatorze inscriptions dont deux concernent des catholiques.


1891

    Ouverture d'une Ecole Missionnaire au "Bas-Flénu".  On entendait par Ecole     Missionnaire une Ecole du Dimanche comprenant des enfants de familles catholiques     dont le nombre était supérieur au quart de la population totale de l'école.


1892

    Quelques membres de l'Union Chrétienne des Jeunes Gens de notre communauté dirigent     l'Ecole du Dimanche et trois Ecoles Missionnaires dont une vient d'être créée à Wasmuël,     bien que "ce village soit clérical" aux dires du pasteur Perregaux.


1893 (M. DURAND)

    Rappel des dispositions pour l'accès à la Sainte Cène : avoir terminé entre autres le     cours d'instruction religieuse.  Le pasteur se plaint des moniteurs insuffisamment     préparés.


AVRIL 1893

    Participation des premières monitrices à l'Ecole du Dimanche (3).


NOËL 1893

    Lors de la fête de Noël, les grands reçoivent "Le Messager" et les petits des "vignettes     bibliques" ou "Rayons de Soleil" (lectures illustrées); les enfants des familles catholiques     reçoivent des Bibles ou des Nouveaux Testaments.


1894

    L'école du "Haut-Flénu" est rattachée à l'oeuvre de la communauté de Jemappes-Flénu.


1895

    Création d'une Ecole Missionnaire à Hornu.


1896 (M. THIEBAUD)

    Construction du temple actuel.

    Suppression des écoles de quartier et réunion des enfants au temple.  Huit moniteurs et     monitrices, septante enfants.


1897

    Création d'une Ecole du Jeudi (un demi-jour de congé dans l'enseignement).


1899

    Mention de trois Ecoles du  Dimanche dont une à Hornu.


1903 (M. LEUBA)

    Une moyenne de cent à cent vingt enfants pour les Ecoles du Dimanche et de quatre-    vingts pour l'Ecole Missionnaire du Bas-Flénu.


1905

    Première mention d'un service spécial à la Pentecôte pour marquer l'entrée dans     l'Eglise des jeunes gens qui ont atteint 16 ans à l'issue de leur cours d'instruction     religieuse.


1910

    Fermeture de l'Ecole Missionnaire de Wasmuël sous la pression des soeurs catholiques     alors que cinquante enfants la fréquentent.


1926 (M. PACHE)

    "Plus" que 20 enfants à l'Ecole du Dimanche.


1936

    Pour la première fois, vacances scolaires de l'Ecole du Dimanche durant les vacances     des écoliers.


1937 (M. PERILLARD)

    Culte spécial pour les enfants de l'Ecole du Dimanche.


Octobre 1956 (M. BOHREN)

    Création d'une Ecole du Mercredi , mais celle du jeudi subsiste.  Une trentaine     d'enfants, issus de milieux non protestants, participent aux activités du mercredi; une     autre trentaine à celles du jeudi.


1963 (M. SCHÜMMER)

    Culte spécial et remise d'un certificat de "fin d'Ecole du Dimanche".



La rédaction a constaté au fur et à mesure du dépouillement des archives que les mentions relatives à l'Ecole du Dimanche et à l'instruction religieuse des jeunes sont moins nombreuses et ne sont plus prévues dans le descriptif des rapports à compléter.

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